GAZELEC AJACCIO - STADE DE REIMS : 0-0
Samedi 6 mars 2004 - Stade Ange-Casanova - 27e journée du National
Arbitre : Philippe MALIGE
Une épine en moins
Bonne
performance des Rémois qui conservent leur place de leader après
le score de parité obtenu sur la pelouse du Gazelec. Un match très
engagé où Champenois (transversale d'Haddadou - 40e) et Corses (poteau
de Zaaboub - 58e) ont tous deux touché du bois.
Un match nul mis en relief par la défaite 3-0 de Dijon (actuel 4e) et les scores de parité enregistrés par Brest, Cannes et Pau. Bonne affaire pour les Rémois qui viennent de franchir avec succès l'un des derniers obstacles importants vers la L2. Prochaine étape capitale samedi prochain contre Brest.
Ladislas Lozano - « C'est un bon point. Nous restons sur notre dynamique d'invincibilité face à une équipe de qualité qui nous a obligés à faire preuve d'une grosse présence défensive pendant tout le match. Il nous a manqué de la lucidité dans le geste de finition sinon nous étions bien organisés. Je retiens que nous possédons 7 points d'avance sur Dijon à onze journées de la fin ». (l'union - 07-03-04)
Reims serre le point
Marc Libbra

PAS
vraiment dépaysés. C'est sous une pluie digne de l'hiver champenois
que les Rémois débutaient l'échauffement sur la pelouse abimée
de Mezzavia. Un temps qui avait sérieusement refroidi le potentiel public
corse qui n'avait pas répondu à l'appel de cette affiche.
Mais
les hommes de Ladislas Lozano savaient que les joueurs du cru, eux, les attendaient
de pied ferme. Restant sur trois défaites en championnat et un match non
joué (polémique) à Brest, il leur tardait de reprendre leur
marche en avant afin d'être toujours en droit de se montrer ambitieux.
Le coach stadiste craignait la pression des premières minutes mais ses
hommes n'étaient finalement guère bousculés même si
l'initiative était logiquement corse.
Deux corners, quelques tentatives
essentiellement sur le flanc droit marnais gardé par Doukantie, mais pas
de frayeur alors que la pluie avait cessé. Le 4-2-3-1 visiteur était
solide et serein. Il savait répondre au défi physique si nécessaire.
A l'image de Leroy, répondant du tac au tac à Rott auteur d'un tacle
sévère sur Diané. Résultat : 1 carton chacun.
Momo touche du bois
Ce sont même
les Rémois qui se procuraient les meilleures occasions en sortant avec
à propos. Haddadou dévissait sa frappe (6e). Après une mauvaise
relance de Jaurreguiberry, Boutal adressait un tir vicieux que Stojanovic captait
difficilement en deux temps (18e). Puis Dambury alertait Diané sur la droite
mais l'ex-Royen manquait la cible (25e).
Deux approximations de Doukantie
offraient autant d'opportunités au Rouge : Maraninchi contraignait Balijon
à une horizontale (29e), puis Leroy intervenait judicieusement en contrant
Libbra dans les 6 mètres (36e).
Mais les Gris champenois restaient
les plus menaçants. Diané centrait pour Dossevi dont le coup de
tête frôlait le poteau alors que le portier était figé
(37e). Et surtout, Doukantie alertait d'une diagonale magistrale Diané
qui temporisait avant de servir Haddadou dont la frappe enroulée s'écrasait
sur la transversale (42e).
Les Stadistes laissaient quelques espaces en fin
de mi-temps. Zaaboub glissait à Libbra qui permettait à Balijon
de se mettre en évidence mais l'attaquant local s'était malheureusement
aidé du bras (44e).
Poteau pour Zaaboub
Au retour des vestiaires,
les supporters ajacciens donnaient de la voix pour tenter de sortir leurs favoris
de leur léthargie. Avec réussite, pensait-on, quand Lamberti frappait
au bout de 45 minutes. Mais la réponse du leader qui sortait toujours aussi
vite refroidissait cet entrain.
Dossevi contraignait Stojanovic à une
manchette (48e). Dambury tentait aussi sa chance (51e). Le portier local s'employait
encore après un échange Diané-Dossevi (54e).
Malheureusement
les partenaires d'Arnaud pêchaient dans la conservation du ballon. Les hommes
de Jean-Luc Luciani finissaient par mettre un peu de folie. Libbra déviait
pour Zaaboub qui trouvait le poteau (58e). Le capitaine devait se jeter dans les
pieds du même Zaaboub (70e).
Surpris souvent hors-jeu les Champenois
ne parvenaient plus à pénétrer dans la surface adverse, mais
leur belle combativité leur permettait d'écarter la menace au niveau
de leurs 30 mètres.
Aiacciu, comme c'était écrit sur
le tableau d'affichage, ne parviendrait pas à débloquer son compteur.
Dommage que Dossevi ait intercepté de la poitrine l'ouverture de Boutal
pour Moukila (91e), il y avait peut-être 3 points au bout mais le petit
glané hier soir sur l'Ile de Beauté reste une bonne opération.
Défaits à Sannois et à domicile par Nîmes, Dijon et
Libourne, deux outsiders, ont cédé deux points précieux au
leader marnais. Comme quoi...
Christophe HEBERT
AVANT-MATCH
DÉFAITE INTERDITE POUR LES DEUX ÉQUIPES
Dans l'enfer de Mezzavia
Pas
d'alternative ! C'est sur un fond de crise, suite à "l'affaire"
du déplacement à Brest, le week-end dernier, que le GFCOA accueille
le leader, ce samedi à Mezzavia. Dans l'adversité après quatre
défaites consécutives, les Ajacciens, veulent puiser dans ce qu'ils
considèrent comme étant un profond sentiment d'injustice, l'énergie
nécessaire pour se remettre sur les bons rails.
En d'autre temps, l'anecdote
aurait fait sourire. Quoi de plus banal, en cette période de froid hivernal,
de voir des vols annulés. De même que certaines rencontres de Ligue
1 du côté de la Bretagne (Guingamp-Metz). Malheureusement, lorsque
l'on est touché par des problèmes d'insularité, l'affaire
se corse !
Ainsi, après ces conditions climatiques ayant sévi
en Bretagne, le GFCOA se trouve lésé de n'avoir pu se rendre, dans
les temps à Brest, samedi dernier, faute de moyens (les vols Paris-Brest
de 9h10 et 12h40 ayant été annulés et celui de 15h10 complet).
Par ailleurs, il est bien évident que parvenir au stade Francis le Blé
après un périple de plusieurs heures, à quelques minutes
à peine du coup d'envoi, y disputer un match capital dans la course à
l'accession relevait de l'exploit, sachant en outre que le réseau routier
était fermé en certains endroits.
De ce fait,
il semble que l'on s'achemine vers un nouveau bras de fer juridique. Le GFCOA
précise qu'il a informé le club breton de ces problèmes,
ce par fax ou par téléphone (selon le secrétaire du club
dont on ne peut mettre en doute l'intégrité). De son côté,
Michel Jestin, Président du Brest Armorique affirme que cette absence n'a
été en aucun cas signifiée, ni par le club ajaccien, ni par
la FFF. Et le pire, dans l'histoire, est que le règlement est suffisamment
clair dans ce cas de figure : match perdu sur tapis vert pour non présentation
de l'équipe dans les délais. Le tout ayant été, toujours
règlementairement, constaté par M.Brizou, arbitre de la rencontre.
De ce fait, on ne devrait pas s'attendre à voir les Ajacciens bénéficier
d'une grande clémence de la part des instances nationales du football.
Sans doute, le 16e de finale de coupe de France disputé à Mezzavia
(les événements survenus durant la pause) y est pour beaucoup dans
ce que l'on pourrait qualifier de " procès d'intention " de la
part des Bretons. Quoiqu'il en soit, on devrait en savoir plus très rapidement
concernant cette affaire sachant que les Ajacciens présenteront un dossier
solide pour faire valoir leur bonne foi. Seront-ils pour autant entendus ? Cela
reste pour l'heure très incertain.
Dans la période qu'il traverse,
le GFCOA n'avait pas besoin de cette "péripétie" supplémentaire.
C'est donc sur fond de mini crise, que les hommes de Jean Luc Luciani reçoivent
Reims, leader incontesté du National, ce samedi à Mezzavia. Place
donc au football qui reprendra ses droits avec la nécessité, pour
les "rouge et bleu", de réagir impérativement après
trois défaites consécutives laissant place au doute.
Par ailleurs, la journée précédente rend la tâche encore plus complexe. En effet, dans le pire des cas (match perdu sur tapis vert), les Ajacciens compteraient 7 points de retard sur Brest, alors second avec Cannes (48 points). Alors que si, par bonheur, le match était donné à rejouer, les "rouge et bleu" ne se situeraient qu'à quatre longueurs des Bretons (avec le match à jouer). Quoi qu'il en soit, la seule certitude mathématique est de voir, aujourd'hui, les Ajacciens occuper la 7e place, deux longueurs derrière Pau et Libourne (43), trois derrière Dijon (44), le trio de tête paraissant intouchable, du moins, en l'état actuel des choses.
Dans cette perspective, le GFCOA abattra l'un de ses derniers atouts face à Reims avec une tâche bien délicate : faire chuter un leader invaincu depuis cinq rencontres, de surcroît meilleure attaque et troisième défense du championnat. En bref, un ogre compte tenu des aptitudes actuelles d'un GFCOA, dont le compteur reste bloqué à 41 unités depuis le 31 janvier (3-1 face à Louhans-Cuiseaux) et qui devra présenter un tout autre visage que celui entrevu face à Valenciennes le 17 février dernier. Si d'aventure, il veut entretenir la flamme
| Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL |