Dimanche 1er février 2003
Le Stade a le vent en poupe
Le
Stade n'arrête pas de montrer qu'il sait voyager en Coupe (Laval, Gueugnon.).
C'est bizarrement moins vrai en championnat. La bande à Ladislas Lozano
Ð avec Boutal sur le banc Ð entendait harmoniser tout cela hier à
Saint-Gratien.
Les chiffres parlaient évidemment en faveur de Reims.
Mais les derniers résultats de l'entente val-d'oisienne (nuls contre Ajaccio
et à Brest) appelaient à la vigilance. Les Marnais choisissaient
d'attendre leurs adversaires durant la première période. Confortés
dans cette idée par un fort vent contraire.
Les Blanc et Bleu locaux
faisaient preuve d'envie et de générosité. Un certain déchet
technique et un bon positionnement adverse les empêchaient toutefois de
tirer un réel bénéfice de leurs efforts. Breleur était
contré in extremis (3e).
Profitant de leur qualité dans le domaine
aérien, les joueurs de Didier Caignard utilisaient le vent au maximum et
notamment sur les coups de pieds arrêtés : Balijon devait claquer
au-dessus de sa barre plusieurs corners directs. Le portier était court
sur une sortie mais aucun Sannoisien ne pouvait en profiter et Comminges éloignait
la menace (10e).
Le Stade réagissait en contre, cherchant la profondeur
(au sol tant que possible). Haddadou lançait ainsi parfaitement Dossevi
mais se dernier ne parvenait pas à déjouer Maté qui se détendait
bien (12e).
Dossevi expulsé
Aux alentours de la demi-heure, les Rémois
subissaient une succession d'assauts. Cela commençait par une belle frappe
de 25 m de Breleur qui nécessitait une envolée de Balijon (25e).
Un centre de Quéré se transformait en tir (27e) puis un tir enroulé
de Planus ne passait pas loin de la lucarne (31e).
La réaction champenoise
était timide, Dossevi étant repris dans la surface par un tacle
de Cerdan (36e). Pas encore de KO mais Sannois menait aux points à la pause.
A
la reprise, les équipes restaient animées de bonnes intentions.
Le Stade changeait de stratégie, son 4-4-2 se transformant en 4-5-1. Une
tête de Barbier passait dangereusement devant la ligne de Maté (52e).
Dossevi voyait son essai stoppé par le gardien (53e).
Un coup du sort
pour les visiteurs Ð l'expulsion de Dossevi pour un deuxième jaune
(59e) Ð s'avérait finalement sans conséquence fâcheuse
puisque les Rouge et Blanc ne restaient pas longtemps en infériorité,
Baca subissant la même sanction (65e).
Petitjean décisif
Les
banlieusards parisiens étaient plus à la peine face à des
Rémois qui enchaînaient bien. Ongoly intervenait de façon
limite sur Kébé (63e). Pas de penalty. Pas plus que sur une main
d'un défenseur dans la surface d'en face dans l'instant suivant (63e).
Le Stade choisissait ce moment pour faire basculer le match en sa faveur. Sous
l'impulsion d'un Petitjean doublement décisif. Le n° 11 amenait d'abord
le coup franc converti de 20 m d'un tir rasant de Leroy (0-1, 67e).
Puis il
servait impeccablement Diané qui y allait ensuite d'un nouveau numéro
: son tir croisé faisait mouche (0-2, 76e) : huitième réalisation.
Restait
à gérer cette bonne affaire. Ce que les Rémois faisaient
parfaitement, ne concédant qu'une occasion à Mavua (69e). Mieux,
Boutal parachevait ce succès d'une reprise sur un centre de. Petitjean
(0-3, 93e). Le Stade a vraiment le vent en poupe.
Christophe
HÉBERT