Lundi 4 août 2003
La machine est lancée
Tous
les rouages ne sont certes pas totalement bien huilés mais la mécanique
stadiste a donné samedi ses premiers gages de fiabilité en prenant
le meilleur sur Pau (2-0), une formation qui, il faut en convenir, n'était
pas encore pleinement rodée.
En ne connaissant aucun raté à
l'allumage, elle s'est donnée un peu d'air. Elle a fait retomber le niveau
de la pression. Comme Valenciennes, Brest et Nîmes mais mieux que Dijon
et Cannes, certains de ses adversaires directs promis au haut de tableau.
A
la sortie des vestiaires, Ladislas Lozano confirmait l'allégement du poids
qui pesait sur les épaules de ses hommes : « Il existe une obligation
de résultats. Elle est palpable. Ce n'est pas un fardeau. » Mais,
il reste que ce premier succès peut aider à « mieux réaliser
notre parcours ».
C'est
dans la tête
Cette entame prometteuse a, à la reprise
de l'entraînement hier (avec une séance légère puisque
le décrassage avait été opéré samedi dès
après la partie), certainement fait souffler un vent de sérénité.
Celui-là même qui va permettre de travailler les derniers réglages,
de développer les mécanismes qui conduiront au plein régime.
Car
« l'équipe manque encore de cohésion », reconnaissait
Claude Dambury, auteur de son premier but en Rouge et Blanc au terme d'une longue
course de 40m ponctuée d'un service sur plateau de Ribas. « Nous
avons reculé et laissé Pau prendre l'ascendant », analysait
encore l'ancien Martégal. « Mais on ne va pas faire la fine bouche.
Prendre trois points, c'est l'essentiel dans un match d'ouverture. La manière
viendra au fil des matches. »
Son coach promettait lui-aussi un fond
de jeu meilleur dans les semaines à venir. « Les réflexes
collectifs seront plus affinés. Nous n'avons pas fourni notre meilleur
match. Notre schéma était un peu fermé mais il nous mène
à la victoire », soulignait-il en rappelant la capacité de
ses troupes à marquer au bon moment : dès la 5e par Moukila («
Un but qui plombe notre match », dixit l'Ardennais William Dymant, son homologue
palois) puis à la 68e à un moment où le Stade était
dominé et en difficulté dans la récupération du ballon.
Un contre rondement mené dans une arrière-garde béarnaise
plus dégarnie et le break était fait.
Récoltant les fruits
d'une préparation intensive, où ils n'ont guère été
épargnés, « les garçons ont su s'arracher. Ils ont
fait preuve de caractère. C'est là que les jambes commandent la
tête ».
La solidité mentale et la solidarité, des
atouts bien utiles quand le physique donne de la bande. « Mais les garçons
travaillent dur », répète encore Ladislas Lozano. «
Ils acceptent de souffrir. Et la fraîcheur physique sera un plus car elle
ne va pas tarder à se dévoiler. »
Philippe
LAUNAY