Dimanche 5 octobre 2003
Un peu long, mais bon
Renouer. C'était en quelque sorte le maître mot de la soirée.
Renouer avec la victoire à Delaune pour les Rémois après
le nul concédé face à Romorantin la semaine dernière.
Plus modestement, renouer avec davantage de confiance pour les Cherbourgeois
restant sur deux revers et un début de saison en dessous des espérances.
Et quand on est en manque de confiance, on cherche d'abord à ne pas prendre
de but pour se rassurer, a fortiori quand on possède la deuxième
moins bonne défense du championnat. Le 5-4-1 visiteur traduisait bien
cette préoccupation de se montrer étanche défensivement
avant toute autre chose.
Le jeu d'attaque-défense pouvait commencer. Il fallait un quart d'heure
aux Stadistes pour créer les premières brèches. Ni Diané
ni Boutal ne pouvaient reprendre convenablement un centre de Laquait (15e).
Puis un joli numéro de Diané ponctué d'une frappe sèche
contraignait Kokkinis à sa première parade (18e).
Les Rouge et Blanc enregistraient le retour de Dambury, ce qui permettait de
faire glisser François sur la gauche en l'absence de Petitjean (sur le
banc), Diané Ð rentrant lui aussi Ð retrouvant le flanc droit
de l'attaque.
Dans une partie «pépère», on relevait les premiers
contacts un peu appuyés aux alentours de la demi-heure.
Peu d'occasions
Des essais aussi lointains qu'imprécis de Comminges et Dambury traduisaient
la difficulté à s'approcher de la surface cherbourgeoise. Si on
ajoute les deux coups francs (surtout le premier capté en deux temps
par le gardien) de François (37e, 43e), on avait fait le tour des occasions
marnaises du premier acte.
Les Rémois ne voulaient pas non plus partir à l'abordage face
à une équipe possédant dans ses rangs deux joueurs à
cinq buts (El Hajri et Socrier remplaçant). Une remise de Mazurier pour
El Hajri nécessitait une intervention opportune de Leroy dans la surface
(23e).
Un coup franc au-dessus de Mazurier (29e) et c'en était tout pour une
équipe de la Manche fort timide.
Les hommes de Ladislas Lozano n'avaient d'autre choix que se montrer plus percutants
en seconde période. Le coach ajoutait d'ailleurs un élément
offensif en remplaçant Comminges par Petitjean. Car à quoi bon
avoir quatre défenseurs face au seul El Hajri bien seul en pointe ?
Mais le problème posé par le très regroupé bloc
bleu et blanc restait toujours aussi épineux. Petitjean se faufilait
dans une ouverture mais butait sur Kokkinis une seconde fois décisif
(53e).
Il y avait ensuite une remise de Diané pour Dambury qui contraignait
le portier à une claquette (58e).
A mesure que le temps filait, Cherbourg se mettait à croire de plus en
plus en sa chance. Patrice Garande lançait deux attaquants frais (Socrier
et Lecocq) histoire de voir si un hold-up n'était pas réalisable.
Impuissants
En deux occasions, il était près d' y parvenir. Socrier débordait
mais Lecocq était un peu court (68e). Socrier décalait Lecocq
dont le tir était de peu hors cadre (71e).
Les Stadistes n'arrivaient pas à emballer la rencontre, montraient des
signes d'impuissance, déclenchant quelques sifflets. Lozano tentait de
placer les centimètres de Ongoly devant.
Et alors qu'on n'y croyait plus, c'est d'un autre remplaçant qu'allait
venir l'improbable délivrance. Louiron coupait victorieusement un centre
de Petitjean (1-0, 88e).
Une fois de plus, à force de persévérance, le Stade aura
réussi à forcer la décision dans les derniers instants
et garde la tête du championnat. Les Cherbourgeois ont certainement eu
du mal à trouver le sommeil hier.
Christophe HÉBERT
"Vu des Tribunes" : l'actu du Stade - Rédaction-conception : Michel HAMEL