Dimanche 9 novembre 2003
Un Stade en pleine bourre
Thomas Dossevi pouvait-il rêver meilleure entame sous les couleurs rouges
et blanches ? Le néo-Stadiste n'avait pas passé deux minutes sur
la pelouse de Delaune qu'il était déjà à l'origine
du premier but rémois. Son centre, venu de la droite et repoussé
dans l'axe par la tête de Tonnetot, était repris par Laquait, autre
ancien Castelroussin qui inscrivait son deuxième but de la saison.
A la recherche d'un succès depuis la 10e journée, les Bressans,
qui se présentaient en Champagne en occupant une place de relégables
pour la première fois de la saison, n'avaient pas eu le temps d'expérimenter
leur 5-3-2 que leurs hôtes avaient de toute façon décider
d'étirer en passant par les ailes.
Une frappe plus tard Ð un essai mal cadré du même Dossevi (13e)
Ð et le ton était donné. Ce Reims-là n'avait rien à
voir avec celui qui avait péniblement pris le meilleur sur Cherbourg
et Tours.
Mouvement, récupérations de balle dans le camp burgien, permutations,
décalages à volonté. Le Stade avait fait sienne la maîtrise
du jeu, aidé en cela par la fébrilité du onze adverse.
Bousculé, le FCBP était à la peine.
Privé de son meneur de jeu, Berraud, depuis cinq matches, le promu ne
s'approchait guère des cages d'un Balijon au chômage technique.
Replié dans leurs 20 m sans pouvoir en sortir, Curci et les siens étaient
à la merci d'un break des Rémois. Celui-ci survint logiquement
et de belle manière. Dambury changeait judicieusement d'aile en alertant
Leroy qui combinait avec Laquait.
L'arrière gauche marnais conservait sa lucidité pour servir Petitjean
dont la reprise instantanée du gauche faisait mouche (23e). Le dribbleur
rémois y allait ainsi, lui aussi de son second but de la saison.
Malgré quelques phases de jeu moins bien négociées, les
Stadistes avaient réalisé l'essentiel, tout en étant à
deux doigts de conforter leur avance sur un centre de Comminges repris de la
tête par Moukila (39e).
A la reprise, Bourg-Peronnas pouvait injecter du sang neuf dans ses rangs avec
les entrées de Durand et Melo, rien n'y faisait. Le décor était
bien planté et les personnages bien campés. Le Stade conservait
sa maîtrise et les occasions de but par Petitjean (52e) et Laquait (56e).
Dossevi et tout va !
Le troisième but vint donc tout naturellement récompenser les
bonnes intentions des hommes de Lozano sur un service de Comminges pour Dossevi
qui, d'une frappe tendue, parachevait son opération séduction
(61e). Comme il récidivait de la tête sur un centre de Boutal (75e),
le rapide Thomas était définitivement adopté par Delaune.
Entre temps, Diané, dont la cote de popularité est déjà
bien établie, avait pris de vitesse toute la défense pour, dans
son plus pur style, inscrire son 6e but de la saison (72e), rejoignant ainsi
Moukila au rang des réalisateurs champenois.
La ola pouvait parcourir à cinq reprises les tribunes, le Stade avait
régalé la galerie pour le retour des soirées de gala tout
juste émaillé par un but de Durand sur un coup franc de Duratti
(66e). Pour l'anecdote, c'est le premier concédé en seconde période
par les Rouge et Blanc sur leur pelouse.
Juste un accroc dans une partie qui permet au Stade, séduisant comme
aux plus belles heures de l'été dernier, d'asseoir sa position
de leader en prenant deux points à Brest et Cannes tenus en échec
et son rang de meilleure attaque du championnat.
Philippe Launay
"Vu des Tribunes" : l'actu du Stade - Rédaction-conception : Michel HAMEL