2002

 

 LOUHANS-CUISEAUX - STADE  DE  REIMS : 1 - 1 (0-1)

          Mardi 26 mars 2002 - 30e Journée de National - Arbitre central : Stéphane DJOUZI  

                                                              Sébastien HEITZMANN (32e) - DE CARVALHO (95e)

 

Cinq dernières minutes de cauchemar

 

En cinq minutes, les rêves de D2 entrevus par les Rémois ont viré au cauchemar.

 

Il ne reste plus qu'une poignée de minutes. Reims mène 0-1 sur la pelouse de Louhans et gère tranquillement la fin de rencontre. Dans le même temps Valence est mené au score sur sa pelouse et Angoulême tenu en échec à Noisy.

Soudain, tout bascule. Jonathan Guillou, qui avait déjà reçu un premier carton jaune parce qu'il tentait de gagner un peu de temps, conteste une décision de l'arbitre. Stéphane Djouzi n'hésite pas une seconde : il lui inflige un deuxième carton, synonyme d'expulsion. Laurent s'étant blessé en tout début de rencontre, Reims vient de perdre ses deux milieux défensifs, trois jours avant d'affronter Clermont dans un match au sommet.

Révolté par une telle décision, Marc Collat perd son légendaire fair-play et une violente dispute éclate entre les deux bancs de touche adverses. Stéphane Djouzi, visiblement dépassé par la situation, expulse à la fois l'entraîneur rémois, l'entraîneur-adjoint louhannais et un membre du staff.

Il sera dit que les Stadistes devront boire le calice jusqu'à la lie. Alors qu'Angoulême vient tout juste d'ouvrir la marque à Noisy, les Rémois - réduits à 10 - encaissent le but de l'égalisation sur corner... à la 95ème minute !

Tout vient de basculer en leur défaveur, sauf à Valence où le gardien sétois parvient miraculeusement à arrêter un penalty dans les arrêts de jeu. Désormais, Angoulême devance Reims au classement tandis que les Valentinois glissent à la cinquième place... avec un tout petit point d'avance sur Cannes mais un match en retard à disputer contre les Lusitanos

Ce n'est plus du suspense, c'est un scénario kafkaïen qui attend les six prétendants à la D2 lors des huit dernières journées.     

 

 

Le match vu à travers le kaléidoscope bressan

 

Et De Carvalho surgit de sa boîte - Menés 0-1 contre le cours du jeu, les Bressans auront eu au moins le mérite de revenir au score dans le temps additionnel avec l'inévitable De Carvalho.


L'ambiance était plutôt champenoise hier soir au stade de Bram où deux cars de supporters avaient effectué le déplacement en Bresse louhannaise.
Il n'y eut pas le moindre round d'observation puisque dès la 5e minute à la réception d'une transversale d'Allégro, De Carvalho plaçait un superbe coup de tête décroisé qui flirtait avec l'horizontale. Alors que les champenois donnaient des signes manifestes de lassitude sur le flanc droit où Allégro semblait passer régulièrement, le 4-2-4 rémois fonctionnait bien.
Allégro qui s'engouffrait résolument dans le couloir fut encore directement à l'origin e d'une action splendide (16) ponctuée d'une réception instantanée de la tête par Basile De Carvalho qui fusait d'un rien à côté du cadre.
Les intentions bressanes étaient bonnes, c'est une évidence. Effectivement, l'équipe de Ravera monopolisait le jeu à sa guise face à un ensemble champenois qui laissait venir, tout en manifestant beaucoup de vigilance.
Louhans-Cuiseaux dominait nettement son sujet, au point qu'un nouveau coup franc accordé aux 35 mètres à droite à Rabuel permettait à Michel de placer un fulgurant coup de tête que le portier rémois fut tout heureux d'enrayer, car placé sur la trajectoire (28).

Mais trois minutes plus tard, coup de tonnerre sur Bram, à la suite d'un coup franc concédé par Poncet à l'angle des 16m, Guillou ajustait son ballon sur Heitzmann qui, de la tête trompait Bracigliano.
Un but contre le cours du jeu, mais psychologiquement un but important pour les champenois. Marchandé particulièrement en vue sur le premier acte tentait sa chance sur un coup franc très excentré (41), mais sans succès.
Menés 0-1 contre le cours du jeu, les Bressans n'avaient sans doute guère le choix, il leur fallait attaquer. Bien évidemment, l'équipe de Collat habilement cantonnée dans sa moitié de terrain avait toute faculté de pouvoir venir et de relancer vigoureusement sous la férule de Guillou et François.
Pourtant, Louhans-Cuiseaux continuait de dominer sans réserve une formation rémoise qui savait parfaitement cadenasser les attaquants locaux, notamment De Carvalho littéralement pris en sandwich par Létang et Fall.
A un quart d'heure de la fin, l'on se demandait bien de quelle manière, le CSLC allait pouvoir revenir à hauteur de son rival. Reims avait nettement pris confiance si bien que François n'hésitait pas à tenter sa chance de loin (78).
Alors que le jeu s'envenimait soudain, M. Djouzi expulsait sans coup férir Guillou et l'entraîneur Collat côté rémois, mais également Eric Pegorer côté bressan (82).
Louhans-Cuiseaux tentait le tout pour le tout, accumulant les corners, mais aussi confondant vitesse et précipitation.

Il y eut cependant une saine justice lorsqu'une fois de plus à la faveur d'un corner de Rabuel, Basile De Carvalho jaillissait tel un diable pour venir arracher (encore de la tête) un nul cent fois mérité. Michel Sylvain (Le Journal de Saône-et-Loire).

 

Le fil de match

PREMIERE MI-TEMPS : Pallier aligné en attaque aux côtés de Heitzmann - 5e : déjà deux actions chaudes : un but refusé pour Reims en raison d'un hors-jeu et une tête de De Carvalho côté louhannais qui frôle la tranversale - 8e Laurent blessé, François, qui était préservé, s'échauffe - 9e François remplace Christophe Laurent - 10e : coup franc de Lafond renvoyé par la défense bressane. 15e : Allegro sert idéalement De Carvalho dont la tête piquée heurte le poteau gauche de Balijon - 23e : carton jaune pour Ludovic Liron - 32e : but de la tête de Sébastien Heitzmann à la suite d'un coup franc tiré par Jonathan Guillou - Une occasion un but. Ce soir Reims fait dans le réalisme. 37e : carton jaune pour David Ducourtioux - 38e : corner pour Louhans qui ne donne rien - Reims cadenasse le jeu en cette fin de première période - Mi-temps.

En cette première mi-temps, les Rémois ont subi la domination stérile des Bressans et, sur leur seule occasion, ils ont ouvert la marque par l'ex-Louhannais Sébastien Heitzmann, déjà auteur d'un but décisif à l'aller.

         

DEUXIEME MI-TEMPS : Les Rémois verrouillent bien le jeu en ce début de deuxième période. - Ils gèrent sereinement leur avantage. Aucune action tranchante à signaler. Le jeu se déroule essentiellement en milieu de terrain - Valence étant (logiquement) mené au score par Sète qui avait déjà tiré deux fois sur le poteau, les Rémois réaliseraient l'excellente opération de la soirée si les scores en restaient là. - 73e : Jérémy Denquin remplace Sébastien Heitzmann. Marc Collat renforce son milieu de terrain sans se démunir offensivement. - 80e : les Rémois gèrent parfaitement les velléités de Louhannais qui sombrent doucement dans la torpeur. 80e : expulsion de Jonathan Guillou (deux cartons jaunes consécutifs). Mauvaise affaire : les deux milieux récupérateurs rémois seront absents contre Clermont. Mais, avant cela, il s'agit de gérer la fin de rencontre en Bresse. 85e : MARC COLLAT EXPULSÉ, tout comme l'entraîneur-adjoint de Louhans et un membre du staff technique bressan. Stéphane Djouzi gère mal sa fin de rencontre. Il reste encore 3 minutes dans le temps réglementaire. 89e : double changement à Louhans qui tire ses dernières cartouches. FIN DU TEMPS RÉGLEMENTAIRE. Encore une petite minute et Reims prendra le bon wagon... 5 MINUTES D'ARRETS DE JEU ET DE CARVALHO EGALISE POUR LOUHANS. TOUT EST RELANCÉ POUR LA FIN DE CHAMPIONNAT.  Mais Reims doit une fière chandelle à Labruna, le gardien de Sète, qui a arrêté un penalty valentinois dans les arrêts  de jeu. VALENCE REALISE LA MAUVAISE OPERATION DE LA SOIREE.   

 

 

clic FEUILLE DE MATCH

 

 

 


 

 

2001

 

 

12ème Journée de Championnat

Samedi 20 octobre 2001

STADE DE REIMS - LOUHANS-CUISEAUX : 2-1 (0-1)

Buts rémois de Jérémy Denquin et Sébastien Heitzmann

 

Une victoire dans la douleur

Les Rémois avaient raison de craindre l'athlétique équipe de Louhans-Cuiseaux, réputée pour sa défense hermétique. Hier soir, ils ont arraché trois points dans la douleur après avoir été menés au score à la demi-heure de jeu, sur le tout premier tir bressan. En réalité, un ballon mal négocié par Olivier Tingry à la réception d'un coup-franc.

Et pourtant ! Le onze Rouge et Blanc avait réalisé une superbe entame de match, tant technique que tactique, concrétisée par plusieurs occasions franches. Mais, l'état du terrain - détrempé par la pluie incessante - n'allait pas lui permettre de poursuivre sur le même rythme. Il aura fallu un penalty - dont on dira qu'il était généreux - pour que le Stade revienne à la marque... après s'y être repris à trois fois, par Heitzmann (le tireur malheureux), François et enfin Denquin.

1-1 à 30 minutes de la fin de la rencontre. Le ciel semblait se dégager, d'autant que Louhans allait rapidement (et logiquement) être réduit à 10. Mais, le Stade n'allait plus jamais se montrer dangereux devant les buts, dilapidant corner à la rémoise sur corner à la rémoise.

Dans les arrêts de jeu, nul n'y croyait plus... sauf Heitzmann qui, sur le tout dernier corner de la partie (tiré de façon plus conventionnelle), parvenait à catapulter le ballon de la tête dans les cages louhannaises.  

Messieurs les Bressans, veuillez nous excuser d'avoir gagné, mais ces trois points étaient primordiaux.

 

RÉSUMÉ EXPRESS 

Stade de Reims ­ Louhans-Cuiseaux : 2 ­ 1. (Mi-temps : 0-1).

Buts : Pour Louhans : Rabuel (34ème). Pour Reims : Denquin (56ème), Heitzmann (92ème)

Avertissements : Pour Reims : François (38ème) - Pour Louhans : Chapuis (12ème), Tanguy (24ème), Grossman (37ème et 59ème), Tapella (56ème), Marchandé (81ème).

Expulsion : Grossman (59ème) à Louhans (deux cartons jaunes).

Spectateurs : 4.300

Arbitrage : David Jouglet

Stade de Reims : Tingry, Ducourtioux, Liron, Laurent, Bertrand - Létang, Guillou (Akpakoun, 60ème), Denquin, Liaboeuf - François, Heitzmann. Entraîneur : Marc Collat.

Louhans-Cuiseaux : Bracigliano  - Grossmann, Tall, Chapuis, Perrot - Tanguy, Marchandé, Allegro, Rabuel - Tapella (Bazin, 60ème), De Carvalho (Poncet, 75ème). Entraîneur : Alain Ravera.

 

 

VU PAR LA PRESSE LOUHANNAISE

 

"Samuel Allégro ne veut pas polémiquer"

"Il n’a pourtant, et en aucune manière, le profil d’un élément contestataire. Mais le fait que son équipe et lui-même aient été littéralement frustrés samedi soir au stade Auguste-Delaune par l’arbitre M. Jouglet attise un juste sentiment de révolte. Samuel Allégro témoigne.

 

Comment expliquer que l’arbitre, M. Jouglet, ait sifflé à votre encontre un penalty totalement injustifié à la 56e minute ?
Samuel Allégro : « Ce n’était même pas la peine de protester, puisque l’arbitre avait déjà ordonné la sanction. Je n’ai pas pour habitude de critiquer les arbitres, mais ici, je vous avoue que je suis passablement révolté, d’autant que nous sommes à la lutte pour la possession de balle avec Sébastien Heitzmann et, c’est lui qui m’accroche dans les 16 mètres.

De surcroît, à 10 contre 11, la donne se trouva complètement modifiée. Et puis, nous avons eu encore la déveine d’encaisser pour la 3e fois un but dans les arrêts de jeu et puis, nous avons été gratifiés de 3 cartons jaunes très rapidement, ce qui, à fortiori, nous a terriblement handicapé, car, en pareil cas de figure, on ne peut plus défendre normalement ».

 

Avec désormais 8 points de retard sur le dernier accédant, il semble que le fossé soit difficile à combler. Au juste qu’en pensez-vous ?
Samuel Allégro : « Cette défaite à Reims est d’autant plus rageante que l’on avait tous le sentiment de pouvoir gagner. Nous étions tous solidaires, or, le penalty a complètement modifié la physionomie du débat. 8 points, c’est vrai, cela fait beaucoup. Il va désormais falloir s’employer à faire le plein au stade de Bram et à fournir comme nous l’avons fait de très bons matches à l’extérieur. Par bonheur, je vous assure que nous sommes vraiment solidaires ».

Michel Sylvain (Le Journal de Saône-et-Loire - Lundi 22 octobre 2001)

 

 

Le titre TESTIMONIAL auquel vous N'AVEZ PAS ÉchappÉ 

"C'était long, mais c'est bon"

 

 

 


 

 

2000

LOUHANS-CUISEAUX – STADE DE REIMS : 1-1 (1-0)

Samedi 18 novembre 2000

Au-delà du réel

Relisez les comptes-rendus précédents et vous connaîtrez le résumé de cette rencontre. Un Stade de Reims omniprésent mais stérile, une équipe bressane qui ouvre le score contre le cours du jeu (Heitzmann, 13ème) et s'arc-boute ensuite en défense, essuyant un feu nourri sans conséquence au tableau d'affichage.

Nous vous ferons grâce des commentaires fastidieux. Sachez simplement que les occasions franches des Rémois (qui seraient synonymes de buts dans toute autre équipe) peuvent être classées en trois catégories :

            - Tirs à bout portant : Forest (25ème, 36ème, 52ème, 62ème), Aït-Alia (59ème

- Tirs au ras du poteau : Forest (4ème), Noro (49ème),

- Coups francs face aux buts : Noro (8ème), Denquin (87ème).

En fait, dans cette rencontre, seul le temps additionnel méritait d'être vécu, puisque Reims a égalisé à la… 97ème minute, dans des circonstances qui défient l'imagination. Tout avait commencé 6 minutes plus tôt, à la 91ème, lorsque Christophe Jacquemet, fauché à l'approche du but, se rebelle contre ses agresseurs. S'ensuit une mêlée générale à la suite de laquelle l'arbitre, M. Gaulard, expulse trois joueurs (les Bressans Patouillard et Ba, le Rémois Jacquemet) et… siffle un penalty en faveur du Stade.

Nous sommes déjà à la 94ème minute. En l'absence de Noro (sorti à la 70ème) Guégan se charge d'exécuter la sanction... mais échoue ! Dans la confusion la plus totale, sous les huées du public, l'arbitre décide cependant de faire retirer le penalty, un joueur bressan ayant pénétré dans la surface au moment du tir.

Cette fois, le meneur de jeu rémois ne faillit pas… et permet aux Rouges & Blancs d'engranger leur huitième match sans défaite. Dommage que Thomas Forest soit orphelin à la pointe de l'attaque.

 


"Vu des Tribunes" : l'actu du Stade - Rédaction-conception : Michel HAMEL

 

 


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