RETOUR A VDT
Lundi 5 janvier 2003
Le Stade repart pour un tour
Maître de son sujet, comme rarement cette saison, Reims poursuit sa route dans la compétition.
En rêvant à haute voix d'un tour à Delaune.
Après les fêtes, Reims a repris une petite Coupe, samedi. Et c'est
Laval qui a trinqué ! Cette qualification pour les 16e de finale n'a rien
d'une victoire usurpée. Après une première période
prudente, les Bleu et Blanc d'un soir ont su imposer leur maîtrise à
des Mayennais en proie au doute.
Une donnée importante car il est coutumier
d'affirmer que le succès tend les bras à celui qui le désire
le plus. En Coupe peut-être encore plus qu'en championnat.
Or, le Stade
Lavallois n'a pas montré, l'autre soir, les qualités mentales d'un
guerrier, apte à défendre ses chances dans un match couperet.
Victoire
d'un collectif
Les Rémois, eux, étaient prêts
à livrer bataille. « Nous avons su produire du jeu quand il le fallait.
Notre but vient sur une action construite, par les ailes comme on essaie de le
faire souvent. Mais, nous avons aussi su faire le dos rond et nous serrer les
coudes dans les moments difficiles. L'aventure a débuté à
Charleville il y a quelques semaines. Elle est belle mais le serait encore plus
si nous pouvions enfin jouer à la maison », avançait un Ladislas
Lozano, rayonnant.
Le coach champenois, qui fait rejaillir sur le prestigieux
Stade sa notoriété d'homme de Coupe, liée à la défaite
de Calais en finale 2001, admettait donc que les siens avaient eu un peu de réussite,
sur la reprise de Mauricio renvoyée par le poteau (45e) et sur quelques
autres phases aux abords de la demi-heure de jeu.
Mais, jamais ils n'ont cédé
à l'affolement. Pas plus que dans les dix dernières minutes lorsque
les Tangos ont poussé, dans un style dépouillé certes mais
animé par l'énergie du désespoir. Le Stade a alors reculé.
Il a plié mais n'a pas rompu.
L'emprise posée sur le reste des
débats est Ð les avis sont unanimes Ð riche de promesses pour la
suite de la saison. Malgré quelques soucis de relances, le travail défensif
a été accompli avec conscience.
Dans les phases offensives, l'animation,
un peu égarée en fin d'année 2003, a été remise
en place, articulée autour du mouvement et de la percussion. « C'est
le jeu qui nous a sauvés », affirmait Arnaud Balijon, encore décisif
devant Devineau (66e).
Penser
à Libourne
A la recherche d'un match référence
hors de leurs bases où ils n'ont guère été à
leur avantage dans la première moitié de saison, les Stadistes l'ont
trouvé dans la Mayenne : « Franck Triqueneaux avait supervisé
Laval à Sedan. Ses conclusions sur sa manière de procéder
nous ont été très profitables. Ce test, face à une
L2, un niveau que nous voulons retrouver, va nous servir pour le championnat.
Il nous faut donc savourer notre qualification mais aussi nous reconcentrer rapidement
sur le déplacement à Libourne et sur un championnat difficile. Janvier
et février seront très importants. » Une forme de mise en
garde, déjà, de la part du technicien marnais.
Il ne faudrait
pas que le tirage, demain (12 heures au siège de TF1 à Boulogne-Billancourt),
Ð leur offrant Marseille, Paris SG ou Lyon par exemple Ð ne détourne
les Stadistes de leur objectif premier : l'accession.
Le prochain tour se déroulera
en effet le 24 ou le 25 janvier, entre la réception de Cannes et le court
voyage à Saint-Gratien. Une affiche trop médiatique pourrait parasiter
la préparation de ces autres rendez-vous capitaux.
Philippe
Launay
"Vu des Tribunes" : l'actu du Stade - Rédaction-conception : Michel HAMEL